Adnan Bounni (1926–2008). Une vie pour l’archéologie syrienne

Adnan Bounni (1926–2008). Une vie pour l’archéologie syrienne

Ouvrage édité par M. Al-Maqdissi, F. Alpi, M. Griesheimer et É. Ishaq

Beyrouth, Presses de l’Ifpo, 2013

Bibliothèque archéologique et historique - Tome 201
Documents d’archéologie syrienne, 19

ISBN 978-2-35159-386-8

28 x 22 cm, 278 p., 676 p., 60 ill. N&B

Ce volume d’hommage à Adnan Bounni est une publication conjointe avec
la Direction Générale des Antiquités et des Musées de la République Arabe Syrienne.

Avant-propos, par Marc Griesheimer

Ce volume consacré à Adnan Bounni rassemble des notes biographiques, sa biographie illustrée par des photos choisies, sa bibliographie et aussi ses articles qui ont été publiés en arabe et en français dans les Annales Archéologiques Arabes Syriennes. Nous entendons ainsi rendre hommage à l’homme qui assura avec une égale constance et une si grande efficacité la direction du Service des fouilles de la Direction Générale des Antiquités et des Musées de Syrie (DGAMS) pendant près de 45 ans. Tous les archéologues étrangers qui ont travaillé en Syrie au cours de la deuxième moitié du XXe siècle ont pu apprécier sa disponibilité et son souci permanent d’associer la recherche internationale au patrimoine syrien, efforts qui se sont révélés décisifs. Le dossier photographique, réuni ici grâce à l’amabilité de sa fille Nola, illustre aussi le rayonnement international d’un homme qui aimait à voyager et parlait volontiers de ses voyages. Au hasard des paysages et des rencontres internationales, apparaissent bien des visages familiers et d’illustres savants qui ont imprimé leur sceau sur l’archéologie et l’histoire de la Syrie. Toutefois, si bien disposé qu’il ait toujours été envers la communauté scientifique internationale, Adnan Bounni n’eut de cesse de développer aussi une archéologie nationale. Il doit donc être à juste titre aussi considéré comme le père de l’archéologie syrienne, ainsi que le rappelle fort à propos Michel Maqdissi qui fut son élève, son disciple aussi sur la côte levantine, et son successeur à la tête du Service des fouilles. Enfin, en s’associant aujourd’hui à la DGAMS pour rendre cet hommage posthume à son plus grand acteur, l’Institut français du Proche-Orient se doit de rappeler que son accueil et son action furent déterminants lorsque l’avenir même de l’Institut français d’Archéologie de Beyrouth (IFAB) semblait compromis par le déclenchement de la guerre au Liban. Ernest Will – troisième directeur de l’IFAB – rejoint alors Damas et, sous le nom d’Institut français d’archéologie du Proche-Orient (IFAPO), assura désormais à notre institut une assise régionale et une nouvelle mission. Avec discrétion mais ô combien de générosité et d’efficacité, Adnan Bounni facilita chaque étape de cette difficile métamorphose. Ces hommages sont donc aussi un devoir de mémoire.